19/01/2026
Flash boursier
L’essentiel en bref
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(valeurs du vendredi précédant la publication)
Vents contraires sur les marchés
La semaine dernière a dévoilé une amélioration du climat macroéconomique mais aussi une prudence croissante à l’approche des résultats d’entreprises et du regain de tension géopolitique.
La Fed sous pression politique
Les indices européens ont inscrit de nouveaux records en séance avant de céder légèrement en clôture hebdomadaire, victimes de prises de bénéfices. Le regain d’appétit pour les valeurs technologiques, soutenu par les publications solides de TSMC et par l’enthousiasme autour de l’intelligence artificielle, a compensé un environnement politique et commercial toujours incertain.
Sur le front géopolitique, le ton plus conciliant de Donald Trump vis-à-vis de l’Iran a été perçu comme un signal de désescalade, entraînant une détente notable des prix du pétrole. En revanche, les tensions autour du Groenland ont continué d’alimenter la surperformance du secteur de la défense en Europe. Les exercices militaires arctiques et la menace de nouveaux droits de douane américains sur plusieurs pays européens maintiennent un niveau élevé de prime de risque politique, renforçant la volatilité sur les secteurs exposés au commerce international.
Aux États-Unis, l’attention reste focalisée sur la Réserve fédérale, désormais sous une pression politique accrue. J. Powell fait face à des menaces judiciaires inédites, tandis que la Maison Blanche multiplie les signaux d’ingérence, notamment via un projet de plafonnement des taux des cartes de crédit.
L’inflation de décembre s’est établie à 2.7% sur un an, confirmant un net ralentissement en fin 2025. Toutefois, cette amélioration n’a pas modifié les anticipations de marché, qui exclue toute nouvelle baisse de taux avant le départ de Powell en juin. Le marché du travail reste robuste, avec des inscriptions au chômage à leur plus bas niveau depuis fin novembre.
L’Allemagne renoue avec la croissance
En Europe, l’Allemagne a renoué timidement avec la croissance en 2025, +0.2%, mettant fin à deux années de récession. Ce redressement reste fragile et largement tiré par la consommation et la dépense publique, tandis que le commerce extérieur subit de forts vents contraires. Les perspectives pour 2026 apparaissent néanmoins plus favorables, portées par les investissements massifs dans les infrastructures et la défense. L’inflation allemande, contenue à 1.8%, renforce l’idée d’un environnement monétaire moins contraignant en zone euro.
En Asie, le contraste est saisissant. Au Japon, la perspective d’un nouveau plan de relance massif, soutenue par une forte popularité politique, a propulsé le Nikkei à la hausse, illustrant la primauté du soutien à la liquidité sur les préoccupations liées à l’endettement. En Chine, la publication d’un excédent commercial record et d’une croissance annuelle de 5% confirme la capacité du pays à réorienter ses flux commerciaux malgré les droits de douane américains. La montée en gamme industrielle, notamment dans les semi-conducteurs, l’automobile et les équipements lourds, reste un pilier central de cette résilience.
Enfin, le coup d’envoi de la saison des résultats a livré des signaux contrastés. Si les grandes banques américaines affichent des bénéfices en hausse, les attentes élevées et les risques réglementaires ont pesé sur les cours. Le S&P500 a terminé en légère baisse de 0.38%, le Nasdaq perd 0.66% alors que le Stoxx Europe 600 a gagné 0.77% et le SMI est resté stable avec -0.06%.
