09/03/2026
Flash boursier
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10.49% |
6.79% |
(valeurs du vendredi précédant la publication)
L’envol des prix de l’énergie ravive le spectre inflationniste
Les frappes conjointes américaines et israéliennes contre l’Iran et le Liban, suivies de représailles régionales, ont provoqué une envolée des prix de l’énergie et replongé les marchés dans un régime de réduction du risque. Les investisseurs réévaluent désormais la trajectoire de l’inflation mondiale et, par conséquent, celle des politiques monétaires.
Choc énergétique et tensions géopolitiques
L’escalade militaire impliquant les États-Unis, l’Israël et l’Iran inquiète quant à la durée du conflit. La situation s’est rapidement détériorée avec la paralysie du trafic dans le détroit d’Ormuz et d’une forte réduction des volumes des principaux producteur régionaux (le Koweit et les Emirats arabes unis) dont les stocks ont subitement gonflé. Cette perturbation a provoqué une flambée des prix du brut ravivant le souvenir du choc énergétique lié à la guerre en Ukraine en 2022.
Les marchés européens ont été particulièrement sensibles à ce risque en raison de leur dépendance aux importations énergétiques. Les indices actions ont fortement corrigé tandis que les rendements obligataires se sont redressés, les investisseurs anticipant un possible retour des pressions inflationnistes.
Etats-Unis : données macroéconomiques contrastées
Les statistiques américaines ont livré un signal économique ambigu. Du côté de l’activité, les enquêtes ISM ont confirmé une dynamique solide. L’ISM manufacturier s’est établi à 52.4, signant un 2e mois d’expansion après près d’un an de contraction, tandis que l’ISM des services a atteint 56.1, son plus haut niveau depuis octobre 2024. Les composantes de prix de l’enquête manufacturière ont toutefois progressé fortement, signalant des tensions inflationnistes potentielles.
Sur le front de l’emploi, les données ont brouillé la lecture conjoncturelle. Le rapport ADP a fait état de 63’000 créations d’emplois dans le secteur privé en février, contre 11’000 le mois précédent. Mais le rapport officiel publié par le Bureau of Labor Statistics a surpris négativement, faisant état d’une destruction nette de 92’000 emplois et d’une remontée du taux de chômage à 4.4%. Cette divergence complique la tâche de la Fed puisqu’après ces chiffres et la remontée des prix de l’énergie, le consensus recule encore la date pour une première baisse.
Retour des tensions inflationnistes en Europe
En Europe, la semaine a été dominée par la remontée des anticipations d’inflation. La statistique annuelle de la zone euro a atteint 1.9% en février, contre 1.7% en janvier, dépassant légèrement les attentes. Dans ce contexte, les rendements souverains européens ont repris le chemin de la hausse dans le sillage du taux du Treasury américain à 10 ans qui lui est remonté à 4.14% en cours de semaine. Pour la BCE, le choc énergétique complique l’équation. Alors que le scénario dominant reposait sur une stabilisation des taux en 2026, certains responsables monétaires évoquent désormais la possibilité d’un resserrement monétaire supplémentaire si la flambée de l’énergie devait se prolonger.
Sur les marchés actions, la rotation sectorielle a été nette. L’énergie est en forte hausse grâce au rebond du pétrole alors que la Tech et la consommation sont sous pression. Sur la semaine, les places boursières ont uniformément marqué le pas, le S&P500 et le Nasdaq reculant respectivement de 2.02% et 1.24%, l’Euro Stoxx50 plongeait de 6.82% et le SMI de 6.56%.
